cet article n'est pas a lire en totalité ni digéré d'un coup , mais il donne des bases de raisonnements commerciaux et juridiques sur l'industrie du disque et du DVD:
Le problème du P2P du "piratage" et de la baisse des ventes de CD est souvent abordé au travers de deux points de vues:
- Le premier est l'émanation de la logique des Majors, gros labels de disques, télés et grosses radios et d'une manière générale, de la branche commerçante de la production musicale.
- Le second est l'expression des usagers et utilisateurs internet des millions de gens dans le monde qui téléchargent sur les réseaux et le débat fait rage;
Ces deux points de vues reflètent mal la réalité des artistes et de la création musicale et n'abordent pas ce qui touchent réellement les créateurs et leurs proches collaborateurs, les labels, producteurs, et studios d'enregistrement:
- Les artistes se placent comme ils peuvent la dedans, pour autant qu'ils en aient la possibilité. Certains sont pieds et poings liés et abondent du coté des commerçants, d'autres revendiquent une liberté qu'ils ont du mal a concrétiser.
Dans aucune emission, dans aucun débat télévisé, dans aucun article et pratiquement sur aucun site nous ne voyons se dégager une essentielle vérité, ni même de solutions. (exceptés certains sites et quelques magazines nommés a la fin).
La simple vérité est que ces "grosses maisons" de disques, les branches de distribution, ainsi que l'état, abusent littéralement des consommateurs et donc forcément aussi des artistes.
La réaction des consommateurs est donc logique depuis que c'est possible via internet et la compression MP3:
Ils refusent l'abus, le matraquage et le racket de ces mégas institutions en echangeant et en téléchargeant des fichiers musicaux.
Leur but n'est pas d'escroquer les artistes en les pillant mais ils refusent de payer a prix fort des CD lasers et DVD a des prix démentiels.
Pendant ce temps aucun système n'est mis en place pour payer directement les artistes et les sytèmes de production a taille humaines qui les entourent.
Qui en effet refuserait de payer 4 euros pour un CD et 10 euros pour un DVD? l'argent dégagé irait directement aux artistes ?
Cela leur permettrait d'être payé plus du double de ce qu'ils ont a l'heure actuelle !
Encore mieux, la consommation musicale augmenterait .
Pour le prix actuel d'un CD (environ 16 euros) un amateur de musique en acheterait maintenant 4 ce qui permettrait de faire vivre 4 artistes....
Globalement tout le monde serait gagnant.
C'est ce que nous allons vous montrer ici:
Un peu d'histoire:
En une centaine d'années la musique est passée d'un système de tradition orale et de partition pour sa diffusion qui a perduré depuis le début de l'humanité a un système de support matériel tel que la bande magnétique le vinyl, le CD et autres K7 etc.... c'est l'avènement de l'industrialisation.
Ensuite en moins de 10 ans on est passé a des possibilités de communications qui permettent l'échange et la diffusion quasiment en temps réel d'un bout a l'autre de la planéte. et ou le support se dématérialise diminuant la nécessité de l'achat et permettant toute sorte de forme de diffusion.
L'avènement du vinyle, de l'amplification acoustique de la démocratisation de la télé et de la radio on favorisé l'apparition de l'industrie du disque avec ses structures de majors telles qu'on les connaît maintenant.
La suite se complique encore un peu plus avec l'arrivée grand public de l'ordinateur et le gros développement de l'informatique et du home studio qu'il soit virtuel ou non.
De plus en plus de groupes naissent et les bacs des géants de la distribution de vinyle ou de CD éclatent passant de plusieurs centaines a plusieurs centaines de milliers de titres.
Apocalypse du bénéfice absolu pour les majors qui s'enrichissent alors un maximum en faisant la pluie et le beau temps.
Malheureusement pour eux, une grande partie des (bons) musiciens, groupes et entités créatives sont écartes de la scène du profit et sont même ignorés passant comme des fantômes au milieu des top 50 et autres "merdouilles" préformatées, d'autre part le coût de la vie augmente alors que les salaires baissent en francs constant au nom du sacro-saint principe de productivité qui semble devenir l'obsession des sociétés occidentales.
Troisième facteur incontrôlé:
les moyens de communication et de diffusion sont inventés et commencent a fleurir:
Internet, le CD gravable et tout ce que nous connaissons maintenant;
En découle un sursaut musical qui explose au 4 coin du monde et qui déferle sur la planète major... La musique électronique , dite aussi techno avec toutes ses micro-variantes. Elle se décrète musique libre, festive, le plus souvent et échappe totalement aux critères dictateurs commerciaux du système musical en place... Elle va vite devenir la hantise des institutions et ensuite interdite... et diabolisée...
L'argent n'a pas d'état d'ame.
Un peu de calcul, de comptabilité et de finances;
pour l'instant des faits, rien que des faits... accrochez vous:
Préliminaires :
Sur une série de 1000 CD ou plus (disons 5000) le prix d'un CD serigraphié, boitier crystal et jaquette double revient aux alentour de 0,5 € TTC, la Sacem pour "proteger" l'artiste demande environ 1 €. La Sacem est controlée par... l'état... Même s'ils disent le contraire.
Pour information, la Sacem n'est pas obligatoire mais la pression est très forte...
Le CD pret a etre vendu reviens donc a 1,5 € pour qui veut le vendre.
En général ce sont les producteurs ou les majors qui vont faire la commande, beaucoup plus rarement les artistes .
Le prix de gros HT est le prix de base de tout calcul de pourcentage versé ensuite.
C'est le prix d'achat des distributeurs .
>>> Prix de gros HT d'un disque: entre 7 et 11 € arrondissons à 10 € pour simplifier.
Combien payez vous un CD en moyenne...?
On ne parle pas des fonds de bac des compils super promo de chez supermercados mais d'un CD d'un groupe d'un DJ, d'un artiste.
Alors combien payez vous ce CD ? allons soyons gentils,.. comptons dans les 15 € ,la fourchette des prix se situant entre 12 et 20 €
Voici maintenant comment se répartissent l'argent des ventes de CD, a vous les consommateurs:
Dans un contrat standard que les majors signent avec les artistes voici comment se répartissent les ventes:
1- artistes : 8 à 12 % du prix de gros HT soit environ 1 euros
2- producteurs (ceux qui ont travaillés avec l'artiste l'ont enregistré qui essayent de trouver un contrat avec la maison de disque) idem 8 a 12 % du prix de gros HT environ 1 euros
3 Maisons de disques distribution et promo incluses (quand il en a) le reste du prix de gros soit de 75 à 84 % du prix de gros HT soit environ 8 euros !!!!
Prix de gros HT maxi 10 euros
4- il faut rajouter a ça la marge de la distribution finale et de la TVA soit environ 5 euros de +
J' en vois un qui se reveille au fond....
Faisons un petit recapitulatif pour remettre tout le monde en route:
Basons nous sur un CD que le consommateur achéte 15 €
moins de 2 € servent a la fabrication au transport et a la mise en place dans les endroits de vente.
Sur les 13 € restants 11€ vont aux maisons de disques (majors) gros distributeurs et caisse de l'état ce qui paye aussi en budget promotion les radios et télés qui sont dévouées aux majors.
Le reste se partage entre l'artiste et la production soit 2 €.
Je pense que vous etes tous d'accord pour rémunérer les artistes ainsi que les producteurs qui financent l'enregistrement d'un CD ou DVD !!!
Vous leur devez environ 4€ sur un CD !!! c'est quand même nettement moins cher et vous en acheteriez beaucoup plus.
On peut donc déjà affirmer que la politique de marketing de merchandasing et de promotion de l'industrie du disque nuit a beaucoup d'artistes et a l'augmentation de leur ventes.
Un article récent de l'echo des Tribunes journal économique signale que la vente de CD redemarre grace a ... la baisse des prix... CQFD.
on veut bien payer les artistes mais pas les maisons de disques et leur usine a merde ni meme le racket organisé autour de la musique et de la video !
quelques articles et sources:
CREATIVE COMMONS (CC):
Paternité
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• Chacune de ces conditions peut être levée si vous obtenez l'autorisation du titulaire des droits. Ce qui précède n'affecte en rien vos droits en tant qu'utilisateur (exceptions au droit d'auteur : copies réservées à l'usage privé du copiste, courtes citations, parodie...)
Extrait de www.odebi.org DISPOSITIFS DE "PROTECTION" vs REDEVANCE COPIE PRIVEE : HALTE AU RACKET! BOYCOTTONS L'INDUSTRIE DU DISQUE!
La Ligue Odebi
dénonce l'attitude de l'industrie du disque, et la vaste campagne de désinformation qu'elle mène depuis des mois afin d'imputer la baisse de ses ventes à l'utilisation des réseaux p2p.
La réalité est qu'aux états-unis, l'industrie du disque a lancé des campagnes de procès contre les internautes utilisateurs de réseaux p2p, a baissé le prix de vente des CD, et que l'usage du p2p _et_ les ventes de CD ont augmenté...
Le discours importé en France (où l'on paie une redevance copie privée) par les majors a été dénoncé, entre autres par le Ministre de l'Industrie français, Patrick Devedjian, qui a conseillé à cette industrie de plutôt s'adapter aux évolutions technologiques, et de baisser le prix de vente des CD.
Rappelons qu'en France, les artistes eux-mêmes considèrent le téléchargement comme de la copie privée, et que chaque internaute achetant un CD vierge paie la redevance pour copie privée sur ce CD, et ce même s'il n'y copie pas un octet de musique : à chaque fois qu'un français veut sauvegarder ses propres photos, il est ainsi obligé de payer l'industrie du disque...
A l'heure où cette industrie ne cesse de nous rebattre les oreilles avec le "piratage", cette forme de _parasitage_ économique ne peut qu' être remise en question.
En parallèle, l'industrie du disque met progressivement en place des dispositifs qui interdisent cette copie privée, voire le simple usage sur certains lecteurs, et est en passe d'obtenir des lois qui légaliseraient ces dispositifs, voire pénaliseraient le contournement de ces dispositifs et même la simple divulgation des méthodes de contournement.
A titre d'exemple : un internaute qui achète de la musique en ligne sur certains sites ne peut tout simplement pas l'écouter avec un balladeur sur lequel il a par ailleurs payé une redevance copie privée : de fait, ces dispositifs de "protection" changent cette redevance en _racket_.
Au total , il n'est pas acceptable que l'industrie du disque : - limite le nombre de copies privées de la musique achetée (CD ou en ligne) - dégrade la qualité des copies - impose l'achat d'un logiciel ou d'un matériel spécifique pour l'utiliser - interdise la lecture de l'oeuvre sur certains lecteurs - interdise la conversion de l'oeuvre dans un format librement choisi .
Il n'est pas acceptable que le législateur légalise ces mesures, ni qu'il pénalise le contournement de ces mesures ou la divulgation de ces méthodes de contournement, qui permettent tout simplement à l'utilisateur d'écouter la musique qu'il a achetée dans les conditions qu'il est fondamentalement libre de choisir.
A défaut, la redevance copie privée serait un racket auquel le législateur devrait rapidement mettre fin : on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
Extrait du guide de la Niet attitude a l'usage des enseignants:
Non contentes de cette arithmétique pipée, les maisons de disques en déduisent que la baisse des ventes met automatiquement toute la création artistique en danger de mort.
Elles confondent allègrement « création » et « chiffre d'affaires ».
Ainsi, la « croisade » contre le P2P les absout de rendre des comptes sur leur manque de lucidité concernant les évolutions technologiques.
Elle leur permet de licencier des centaines de personnes afin de préserver leurs chiffres d’affaires et de satisfaire leurs actionnaires.
Cette excuse est idéale pour négocier les contrats d’artistes à la baisse et se séparer de gloires passées qui ne rapportent plus assez.
Et, le comble, ne tenant aucun compte d’une raison fondamentale pour laquelle de plus en plus de personnes utilisent les réseaux d’échanges, les maisons de disques ne se préoccupent plus des goûts du public.
Elles rognent sur la recherche de nouveaux talents et sur l’aide aux débutants, se satisfaisant benoîtement de lancer sur le marché des produits formatés et insipides.
Ces industriels se livrent donc à une restructuration en règle.
Ils élaguent sans états d’âme les branches mortes ou supposées telles.
Cependant, ils refusent d’en assumer la moindre responsabilité, reportant tous les torts sur le public, considéré comme une foule de délinquants qu’il convient de ramener menottes aux poignets à de saines habitudes de consommation. Nous allons démontrer ici la mauvaise foi de l’industrie musicale en particulier et de l’industrie du divertissement toute entière qui tente de suivre ses traces.
Nous regrettons vivement que le gouvernement ait accepté de financer une campagne de propagande et d’intimidation qui relaie le discours infondé du lobby phonographique.
Le géant de l'industrie musicale EMI dégage un chiffre d'affaire d'environ 1,2 milliard d'euros.
Vivendi Universal a fait un bénéfice net de 754 millions d'euros en 2004 alors que selon ses dirigeants « la crise bat son plein », justifiant ainsi des licenciements massifs.
Premier mensonge : L’industrie musicale ’industrie musicale n’ n’est est pas pas en danger Cette vérité n’est pas très difficile à découvrir, il suffit de se rendre sur le site internet de L'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique).
Son bilan de l’année 2004 est public. Voici ce qu’il nous apprend : Le décollage des ventes de contenus digitaux, la stabilité des ventes physiques (CD, DVD, cassettes) et l’augmentation des ventes de DVD musicaux assurent la stabilité du marché mondial en 2004.
Ainsi, si en Europe continentale les ventes reculent en 2004 de 5,4 %, elles augmentent de 2,8 % aux États-Unis et de 4,5 % au Royaume-Uni.
Ces deux derniers marchés représentent à eux seuls 47 % du total mondial.
Elles progressent de 12,6 % en Amérique Latine où pourtant plus de 50 % des disques et des cassettes sont des contrefaçons industrielles.
Les marchés allemand, canadien et japonais sont en léger recul, mais la tendance à la reprise par rapport aux années précédentes est nette. Les ventes de DVD dans le monde ont augmenté de 23 %.
Les DVD musicaux représentent 8% du marché en valeur (en doublement par rapport à 2002) ce qui représente 2,6 milliards de dollars (environ 2 milliards d’euros).
Les ventes de CD ont augmenté dans 36 pays en 2004.
Nous assistons donc à une révolution dans le mode de consommation de la musique.
Les médias d’hier sont peu à peu abandonnés au profit d’autres moyens de diffusion.
Pour preuve, ces autres déclarations de l’IFPI : - les ventes en ligne de musique sur des sites dits « légaux » ont rapporté 330 millions de dollars en 2004 et on table sur un doublement pour 2005, - « La musique sur les téléphones portables va devenir une source majeure de revenus pour les maisons de disques .»
Internet ne semble plus aussi menaçant pour les affaires...
Le pire du pire :
Fillon méprise les élèves Le guide « Adopte la Net Attitude » est aussi scandaleux par ce qu'il ne dit pas, par ce qu'il cache volontairement.
Il donne l'exemple d'un internaute condamné à 6 mois de prison ferme, et oublie étrangement d’évoquer la récente décision de la cour d'appel de Montpellier qui a innocenté un internaute poursuivi en jugeant que le téléchargement relève de la copie privée.
Le guide cite l'article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle. qui dispose que « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite », et oublie étrangement de citer l'article L. 122-5. qui dispose que « lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :
1° les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille ,
2° les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective.»
Cette façon de présenter la Loi aux élèves, en imposant des devoirs tout en cachant des droits, est profondément choquante, et ne peut que rappeler une époque où l'on enlevait certains personnages des photos dans les manuels d'histoire. Enfin, que pense l'élève en lisant ce guide « pédagogique » qui le menace de 300.000 euros d'amende s'il a entendu Nicolas Sarkozy dire sur une chaîne nationale qu'il était opposé à la pénalisation du téléchargement ?
Qui doit-il croire ? Nicolas Sarkozy, ou François Fillon ?
Pour finir, l'aspect le plus détestable du lobbying des majors:
Le guide menace les enfants de 300.000 euros d'amendes, et oublie de dire qu'en France la violence sur mineur de quinze ans est punie de 45.000 euros d'amendes*.
Le fait objectif incontestable est ainsi qu'aujourd'hui, en France, l'intégrité physique des enfants est moins bien défendue que la propriété intellectuelle.
Cela est indigne d'une démocratie. La classe politique, et en particulier les politiques qui font diligence pour satisfaire les moindres désirs du lobby « culturel », doivent désormais s'en expliquer devant tous les français. * Article 222-13 du Code Pénal 12 12